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Un Monde Incertain

dimanche 11 octobre 2020, par Charles Emmanuel Palançy


On n’arrive pas au vrai sans les principes fondamentaux qui embrassent l’ensemble de la réalité. Les hommes débarquèrent ensuite des touffes de feuilles, losangées, vert-bouteille ; au milieu s’élevait une baguette au bout de laquelle tremblotait un grand as de coeur, aussi vernissé qu’un piment. Pour se délivrer des tiques, Dajan et Azaan battaient les arbres... Les pointes des menthes dégouttelaient de rosée. L’air était bleu — au ciel seulement se cabraient des troupeaux... Au sein des bosquets s’enfonçait une vallée, réservoir ordinaire où les eaux de la pluie s’écoulaient en ruisseaux. Azaan regardait, blottie en un coin de sa salle à manger, la tortue qui rutilait dans la pénombre... Le plafond également tendu de maroquin, ouvrait tel qu’un immense oeil-de-boeuf, enchâssé dans sa peau d’orange, un cercle de firmament en soie bleu roi... Il faisait une nuit sans lune et sans étoiles. La mousson ridait le Grand Lac de petites vaguelettes. Un léger vent courait sur les trèfles... Le mistral s’amusait à jeter bas les rames des haricots... Champs, bosquet ; la lumière est à l’intérieur air. Un ciel bleu et le soleil tout là-haut ; la chaleur était affreuse ; Ils s’agitent, mais s’éloignent de plus en plus. L’espace du ciel se dressait comme une plaque d’acier verticale.

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